Et non pas Bill.
Samedi matin, après un réveil sur un canapé ma foi bien confortable, direction l’extérieur ensoleillé comme il se doit pour un peu de sport. Cette fois-ci je décidais d’aller dans la Forêt Nationale de Cleveland, à l’Est de chez moi, qui nous sépare du lac Elsinore dont je vous avais déjà parlé. Mon but cette fois était juste de partir en reconnaissance pour de futures rando, vu que je ne suis encore jamais allé dans ce coin là. Et notamment pour préparer le Holy Jim Trail qui va jusqu’en haut du Santiago Peak (1337m, 1200m de dénivelé positif pour la rando, 26km), ce “pic” étant le point culminant du coin.
Première difficulté, la route pour accéder au départ de la rando : c’est une piste pour les 4×4, où ça secoue beaucoup, où le bas de caisse tape parfois, où y’a tous pleins de nid de poules partout, bref que du bonheur, surtout avec une voiture basse comme la mienne.
20 min de galère plus tard pour ma petite Honda qui a bien pris cher, je me dis que ça serait pas mal que je l’emmène au garage en rentrant pour un checkup (ça tombe bien, je comptais le faire de toute manière, mais maintenant y’a vraiment une bonne raison pour !).



Enfin vient l’heure de randonner. Je prends un chemin au pif, le West Horsethief Trail (”le chemin du voleur de cheval“), qui commence par une piste, puis continue avec un petit sentier. Fin de la civilisation… ou presque, comme vous pouvez le voir avec cette superbe pièce de collection ! Le chemin est plus à découvert que pour le Mont Wilson, donc il fait plus chaud, mais aujourd’hui il y avait quelques moutons dans le ciel, donc c’était supportable. Il y a aussi beaucoup plus d’insectes en tous genres à voleter autour de vous. Et pas mal de poison-oak, plante qui irrite, un peu comme les orties, mais en beaucoup plus fort, et parfois pendant deux semaines
Fun !
Et là vous vous dites “mais c’est quoi le rapport avec le titre là ? Matt, t’as fumé ou bien ?“. Vu que je n’avais pas mal au genou, le rapport le voilà (comprenne qui pourra) : après 45 min de marche, j’entends des bruits de travaux au loin dans la montagne, et là y’a justement un tout petit sentier avec un balisage fait maison qui semble aller dans cette direction. Curieux comme un écureuil, je m’engage vers l’inconnu (bon c’était un peu déjà ce que je faisais jusque là, mais maintenant encore plus, l’inconnu c’est fun). Et là je double tout plein de gens qui transportent des planches, des seaux, des grosses barres, et ce au milieu de nulle part. Comme ils m’ont l’air de bien galérer, je leur propose mon aide, et leur demande ce qu’ils peuvent bien fabriquer comme ça.
Donc tout en portant des barres à mine sur une pente plus que raide (c’est lourd une barre à mine, mine de rien… ou de crayon), j’apprends qu’une centaine de mètres plus haut il y a une ancienne mine, vraisemblablement d’or, où ils sont entrain d’aménager l’intérieur pour le rendre aux normes de la société qui gère cette forêt. Et qu’ils sont notamment entrain de construire une barrière pour empêcher les chauves souris qui sont dans la mine de faire n’importe quoi (le voilà le rapport ! Et mon genou va toujours aussi bien, merci). Après avoir fait couler un peu de sueur, je me retrouve donc dans la mine avec un spéléo en guise de guide pour y faire un petit tour. Comme j’emmène rarement mon casque et ma lampe torche en rando, ils me prêtent gentiment du matos.
La mine était très humide, voire boueuse, longue d’environ 3km, avec une sortie à l’autre bout (on n’a fait qu’une centaine de mètres dedans). Beaucoup de calcite sur les mur (les trainées blanches). On peut y trouver des salamandres, mais attention leur peau est super toxique (c’est pour ça qu’elles n’ont pas de prédateurs, ou presque pas) ; et on peut aussi y rencontrer des grenouilles des cavernes (un peu comme nous il y a quelques dizaines de milliers d’années). Donc c’était bien sympathique et grâce au guide j’ai appris quelques trucs. Par exemple si un jour vous vous retrouvez dans une grotte/mine à faire je ne sais quoi (vous êtes un Bear Grills ou vous ne l’êtes pas), et que la dite mine et humide par terre, c’est pas bon signe pour vous : le fait qu’il y a ait de l’eau dans un endroit exigüe et isolé comme ça indique un manque d’oxygène important dans l’air. Et vous ne vous en rendrez compte que lorsque vos petits camarades seront par terre dans les pommes. Be careful!
Bref, une bonne matinée
Il faut croire à la longueur de cet article que j’avais envie d’écrire…
Pour conclure, c’est pas en restant chez soi que ce genre de choses arrive. Sortez, les gens !


























