( à ne pas confondre avec le Père Goriot, rien à voir)
Toute petite montagne pointant son nez à 3506 mètres (11,503 pieds), Mount San Gorgonio n’est que le point culminant de la Californie du Sud, et porte le nom de Saint Gorgonius, martyr très connu. Parmi les pics qui le dépassent, on trouve Mount Whitney, point culminant des 48 états contigus des USA à 4421 mètres, mais celui-ci fera moins le malin quand nous serons dessus dans un mois. Gorgonio est situé dans la forêt nationale de San Bernardino ; pour randonner sur cette montagne il faut deux permis : un pour se garer, et un pour la randonnée en elle-même. Disons qu’en Californie les règles autour de ce sport sont plus drastiques qu’en France, et du coup il y a beaucoup moins de monde dans la montagne. C’est bien dans le sens où la montagne est mieux préservée, mais d’un autre côté, à cause de ces formalités administratives (et parfois coûteuses), la plupart des gens ignorent ce qu’il y a à quelques kilomètres de chez eux, et c’est bien dommage.
La rando en elle-même était vraiment bien, très éprouvante et physique comme je les aime : levé à 4h du mat’ un dimanche matin (encore), départ du trailhead à 6h45, 4h de montée (+1700 mètres), puis 3h de descente, pour un total de 27 km. Pendant 90% de la marche on était à l’ombre sous des pins énormes, et ça c’est bien, et comme on marchait souvent à côté d’un ruisseau, on pouvait voyager léger et remplir nos camelback au fur et à mesure de la montée. Et en plus du coup on marche plus vite, ce qui n’est pas plus mal.
Lorsqu’on arrive assez haut, au delà des 3000, les arbres commencent à se faire rares, l’oxygène aussi (on est légèrement plus essoufflés), et le terrain est presque désertique (à part quelques chipmunks qui trainaient bizarrement par là). La montagne est aussi le refuge de quelques ours noirs, mais on n’en a pas vu malheureusement (ou heureusement je ne sais pas…). Pour commencer la descente, on traverse une zone de caillasse très abrupte, et d’un coup sur notre hauteur on entend des bruits de pierres qui roulent et qui se rapprochent très vite. On a peine le temps de réaliser ce qu’il se passe, qu’un mouflon mâle nous passe sous le nez 10 mètres devant nous, en dévalant la pente à pleine vitesse ! Très impressionnant. Même pas le temps de sortir l’appareil photo qu’il était déjà loin le bougre. C’est à se demander comment il fait pour descendre aussi vite une pente en caillasse aussi raide, sans se tuer ou déclencher de gros éboulements.
Voilà, c’est fini pour la minute émotions de la journée !
Plus que 3 jours de boulot chez ALEKS (ça passe vite quand même), et le week-end prochain c’est le tour du Half Dome de trembler sous nos pieds !









